Saturday, December 31, 2005

Kan ha Diskan : technique

Le kaner est celui qui mène la danse, non qu’il danse lui-même, mais il garantie le rythme et la solidité de la formation. Il entame le premier vers, qui sera ensuite repris pas les diskaners, avant que le kaner, à son tour, n’entame le second vers, qui sera repris de la même manière. Afin de conserver le rythme, qui est le moteur de la danse, l’alternance des voix se fait selon un principe de tuilage : le diskaner va commencer à chanter sur la dernière syllabe du kaner et poursuivre avec la répétition du vers en cours. Le kaner, reprendra le vers suivant en partant de la dernière syllabe du diskaner et ainsi de suite. Ainsi, le rythme se transmet de chanteurs à chanteurs.

Kan ha diskan
Fest-noz
Danse

Dans certaines danses, le plus souvent communautaires, les kaner et diskaner vont, avant d’entamer leur danse, faire un appel à la danse. Comme avec un vieil électrophone électrique que l’on rebranche soudainement, les premiers échanges seront lents et monophoniques, puis à mesure que les danseurs se mettent en place, la mélodie et le rythme vont rapidement s’imposer, annonçant le départ de la danse. Cet appel à la danse est généralement constitué d’onomatopées, sa fonction n’étant pas de renseigner sur le contenu du thème joué, mais bien de rassembler les danseurs, de leur indiquer également le type de danse communautaire qui sera joué, en fonction du rythme qui progressivement se déclare. C’est que l’on retrouve sur les danses plinn, fisel, gavotte

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